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Dentifrices : le verdict de 60 Millions sur TiO₂ et SLS

Dentifrices : le verdict de 60 Millions sur TiO₂ et SLS

60 Millions de consommateurs pointe le dioxyde de titane, le SLS et le fluor faiblement dosé dans les dentifrices grand public. Décryptage.

Oralys
09 July 2026
min de lecture

Une enquête de 60 Millions de consommateurs a passé au crible douze des dentifrices les plus vendus en France — et le verdict interroge. Dioxyde de titane, sodium lauryl sulfate, fluor faiblement dosé : les ingrédients qui font tiquer les experts se cachent souvent dans les tubes les plus banals de nos salles de bain. Voici ce que révèle l'enquête, et ce que ça change concrètement pour vous.

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Ce que 60 Millions a trouvé dans les tubes

Le magazine de l'Institut national de la consommation a analysé la composition de douze références grand public. Trois ingrédients reviennent comme des signaux d'alerte. Le premier : le dioxyde de titane (E171, ou CI 77891 sur les étiquettes cosmétiques), un colorant blanc opacifiant présent dans près d'un dentifrice sur deux. Le deuxième : le sodium lauryl sulfate (SLS), l'agent moussant responsable de la mousse abondante. Le troisième : un fluor faiblement dosé, présent en quantité parfois trop faible pour l'effet reminéralisant promis, mais suffisante pour figurer sur le packaging. Des références connues comme Émail Diamant Le Charbon, Sanogyl ou Signal Haleine Pure sont citées parmi les produits à surveiller. Le conseil transversal de l'enquête : se méfier des dentifrices qui promettent une « action blanchissante ».


Le dioxyde de titane : interdit dans l'assiette, toléré dans la bouche

C'est le paradoxe qui dérange. Depuis le 7 août 2022, le dioxyde de titane est interdit comme additif alimentaire dans toute l'Union européenne : l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu qu'un risque de génotoxicité — la capacité à endommager l'ADN — ne pouvait plus être écarté. Il est aussi soupçonné de favoriser certaines inflammations intestinales et cancers colorectaux. Pourtant, ce même ingrédient reste autorisé dans les cosmétiques, y compris les dentifrices, produits que l'on met pourtant en bouche et qu'on avale en partie, notamment chez les enfants. Le raisonnement réglementaire repose sur l'absence d'absorption par la peau — un argument qui vaut mal pour un produit destiné à la muqueuse buccale.


Le SLS : la mousse qui peut irriter

Le SLS ne soigne rien : c'est un détergent qui crée la sensation de « ça mousse, donc ça lave ». Présent à hauteur de 0,5 à 2 % dans de nombreuses formules, il peut fragiliser la fine couche protectrice qui tapisse l'intérieur de la bouche. Dès 1994, une étude publiée dans le Journal of Clinical Periodontology montrait que les personnes sujettes aux aphtes voyaient leur nombre d'ulcérations chuter d'environ 81 % en passant à un dentifrice sans SLS. D'autres travaux ont depuis confirmé le lien entre SLS et irritations de la muqueuse. La mousse est spectaculaire, mais elle n'a aucune valeur nettoyante réelle.


Ce qu'Oralys y répond

Notre dentifrice Menthe Nordique est justement formulé sans dioxyde de titane, sans SLS et sans fluor. À la place, il mise sur l'hydroxyapatite, le minéral qui compose naturellement l'émail : elle reminéralise en douceur sans jouer sur des colorants opacifiants ni sur une mousse détergente. Pas de blancheur « trompe-l'œil » due à un pigment blanc, pas d'agent moussant agressif pour les gencives sensibles — simplement une formule dont chaque ingrédient a une raison d'être. Lire une étiquette de dentifrice ne devrait pas demander un diplôme de chimie.

Près d'un dentifrice sur deux contient du dioxyde de titane, un additif interdit dans l'alimentation européenne depuis 2022 mais toujours toléré dans les tubes que l'on met en bouche.

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Questions fréquentes

Le dioxyde de titane dans le dentifrice est-il dangereux ?
Il est interdit dans l'alimentation en Europe depuis août 2022 pour un risque de génotoxicité non écarté, mais reste autorisé en cosmétique. Par précaution, de plus en plus de marques le retirent de leurs formules.

À quoi sert le SLS et pourquoi l'éviter ?
C'est un agent moussant sans effet nettoyant réel. Il peut irriter la muqueuse buccale et favoriser les aphtes chez les personnes sensibles ; une formule sans SLS est souvent mieux tolérée.

Un dentifrice sans fluor protège-t-il quand même les dents ?
Oui, à condition qu'il contienne un actif reminéralisant. L'hydroxyapatite, présente dans la formule Oralys, reconstitue l'émail et constitue une alternative crédible et documentée au fluor.